">

PROJET D’INSERTION SOCIALE DES JEUNES VULNÉRABLES ET VICTIMES DE LA RADICALISATION DU FAIT DE LEUR EXPOSITION AUX ACTES DE VIOLENCE DANS LA REGION DE L’EXTRÊME NORD. (PRISJEVRA) 09/02/2017

Période : Depuis décembre 2016 (fin prévu au 31 mars 2017)

Partenaires : Délégation régionale des affaires sociales de l’Extrême-nord, Saaré Tabitha et ICE.

Structure demanderesse: UNFPA.

Coût/Financement : 15 000 000 F CFA

Présentation La région de l’Extrême-nord et ses habitants sont particulièrement vulnérables aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles récurrentes telles que la sécheresse et les inondations, qui tendent à augmenter en fréquence et en intensité avec le changement climatique, ainsi que la volatilité des marchés qui en résultent, poussent constamment de nombreux ménages et communautés de cette région vers une vulnérabilité chronique

À cela s’ajoute l’afflux massif de réfugiés du Nigeria (56 400), des déplacés internes (81 700) et des déplacés / rapatriés (36 000) causés par la détérioration de la situation de sécuritaire et qui contribue à une pression accrue sur les communautés hôtes de la région de l’Extrême-nord; déjà affectés de façon disproportionnée par des années de développement socio-économique médiocre et de marginalisation politique.

Dans l’ensemble, les secteurs clés de l’économie locale, de l’environnement, de la sécurité alimentaire, de la nutrition et des services sociaux de base créent des tensions socio-économiques qui sapent la cohésion sociale et la sécurité.

Cette situation affecte considérablement les jeunes, qui forment plus de 30% de la population du Grand Nord. En effet, la fermeture de la frontière entre le Cameroun et le Nigéria a laissé les jeunes pratiquement sans moyens de subsistance, car il restreint même le commerce illicite de carburants, de drogues, de produits manufacturés et de pièces de rechange sur lesquels les jeunes comptent normalement pour survivre.Car peu de possibilités sont offertes par le secteur formel.

Paradoxalement, la stratégie de Boko Haram de rendre les choses pires, c’est-à-dire d’exacerber la souffrance des gens en approfondissant leurs conditions préexistantes de pauvreté et de privations généralisées, ne les tourne pas nécessairement contre le groupe terroriste. En fait, il contribue plutôt à alimenter la radicalisation au sein des communautés, en particulier les réfugiés, les déplacés internes et les jeunes, qui sont particulièrement visés par le recrutement de Boko Haram.

 

Cette situation incite le développement de l’esprit de vengeance engendrant ainsi un cercle vicieux de violence entretenue par les jeunes.

C’est pour contrer cette déviance sociale que le PNUD avec le financement du fonds Japonais et l’assistance technique du UNFPA et d’autres organisations à l’instar de la FAO et de la JICA, a mis en place le PROJET COHESION SOCIALE pour la prévention de la radicalisation et le relèvement précoce chez les femmes et les jeunes concernés par ce phénomène.

Suite à un atelier d’imprégnation des acteurs clés du volet « prévention de la radicalisation chez les jeunes », organisé par UNFPA du 26 au 27 octobre 2016, il a été convenu que l’ONG JAPSSO fasse une offre pour la coordination technique de l’axe sur la rééducation et la réintégration communautaires des jeunes potentiellement radicalisés ou exposés à la radicalisation.